LA
BRISA ROCHE,
Chanteuse de Jazz
Portrait-abécédaire
de la chanteuse de Jazz Brisa Roché

A
comme Arcata
Sa ville du nord de la Californie, où elle garde ses attaches familiales
; mais c'est à Samoa, village de la région, qu'est née en 1974 La Brisa
Day Roché (son état civil officiel).
C
comme Couture
La machine à coudre n'a aucun secret pour elle. Elle fabrique ses robes
en s'inspirant librement de modèles des années 40… et de peignoirs.
Accro à l'art déco, à en juger par ses bijoux et sa collection de sacs
à main d'une taille manifestement insuffisante, et paraissant sortir
d'un tableau cubiste.
E comme Eclectisme
Brisa a un champ d'activité assez large ; elle écrit même des chansons
pour des compositeurs de musique électronique. Elle a prêté aussi sa
voix à certains groupes de rock américains encore peu connus en France.
F comme France
A étudié la littérature française dans une fac américaine. Contrairement
à beaucoup de chanteurs français, cette Californienne-du-Nord ne dédaigne
pas la langue de Molière (« un, deux » scande-t-elle parfois à l'amorce
d'un morceau). Avant son expatriation récente en France, elle avait
déjà pu tester l'acoustique des couloirs du métro lors d'un séjour à
Paris il y a plus de dix ans.
J comme Jazz
Elle connaît si bien, de l'intérieur, tout ce que signifie ce mot, qu'elle
se moque volontiers de ses connotations parfois un peu intellectualisantes.
C'est en actrice plutôt qu'en spectatrice, qu'elle vit à fond sa musique
-du Jazz, de toute évidence, mais qui se passe très bien d'étiquettes
musicales.
L
comme Littérature
L'une, sinon la plus importante, de ses activités secrètes ; on dira
donc seulement qu'elle écrit au moins aussi bien qu'elle chante, et
que si un jour elle devient aphone…
M
comme Mouise
Son plan de carrière est secondaire par rapport à son plaisir de faire
de la musique. L'enrichissement est surtout de nature musicale. Soit
appesantie par son trop-plein de talents, soit victime d'une guigne
persistante, Brisa n'a toujours pas percé, mais elle semble en bonne
voie d'éliminer cette lettre de l'abécédaire. Il faudra se résoudre
à partager Mlle Roché avec un public de plus en plus large.
O
comme Organe
L'organe est exceptionnel (sa mère lui paya, malgré des ressources limitées,
des cours de chant dès l'âge de deux ans). La voix est puissante, souple,
aiguë, veloutée, enveloppante… On pourrait multiplier à l'envie les
adjectifs contradictoires, s'il ne valait mieux se taire et aller l'écouter
(pour ses dates de concert, visitez son site www.brisa-roche.com).
P
comme Père
A chaque concert, les habitués remarqueront que Brisa ne manque jamais
d'interpréter la chanson Jim : c'est une discrète dédicace
à un père trop tôt disparu, personnage brillant, marié sept fois -que
sa fille accompagnait dès l'âge de quatre ans dans des voyages mouvementés
(et dangereux, puisqu'il vendait de la poudre blanche)-. C'est peut-être
à ces périlleuses errances qu'elle doit une certaine sauvagerie, et
surtout son immunisation contre la peur.
R
comme Répertoire
L'interprétation des standards -parfois familiers, souvent des raretés-
n'est jamais « à la manière de » chez Brisa Roché. Pas de reconstitution
rétro ni d' « hommage à ». C'est une musique en trois dimensions, d'une
coloration très riche, qui n'a pas de peine à conquérir un public dépassant
largement le milieu des jazzeux érudits.
S
comme Scène
Même si on l'écoute volontiers les yeux fermés, on gagne à les ouvrir,
car sur scène elle campe un personnage étrange, qu'un amateur de David
Lynch croirait directement descendu de l'écran. Ce qui ne l'empêche
pas, en bonne professionnelle, de mettre en valeur ses musiciens : guitare,
contrebasse, souvent un ou deux cuivres, parfois des claviers. Elle
se charge de la batterie, en se claquant les cuisses sans miséricorde.
T
comme Torch
Brisa Roché revendique le sobriquet de « torch singer », qu'on prêtait
aux interprètes des sérénades amoureuses aux mélodies mélancoliques
et souvent entraînantes de l'ère Swing. Ces standards de Jazz ne sont
que des chansons « pop », d'après elle, qui n'y voit d'ailleurs aucun
mal. A l'entendre, on pense à Billie Holiday bien sûr, mais aussi à
June Christy, qu'elle cite volontiers, entre autres.
V
comme Voyages
Brisa semble avoir déjà vécu plusieurs vies au gré de ses nombreux,
et parfois chaotiques, voyages, qui l'ont amenée à des séjours plus
ou moins prolongés au Maghreb, en Europe, sans parler de ses errances
états-uniennes : Seattle (où, étudiante, elle débuta sa carrière de
chanteuse -dans la rue- avant de jouer dans de petits clubs californiens),
Nouveau Mexique, Hawaï, New York, etc. Elle a été tour à tour sculptrice
et vendeuse de jus de fruits exotiques, et on en passe...
Z comme Ziggy
Son guitariste fétiche, le Parisien Siegfried « Ziggy » Mandacé. Même
ceux qui s'y connaissent peu en guitare sont forcés d'applaudir avec
les autres à ses solos démentiels, mêlant virtuosité et dérapages contrôlés.
Toujours gominé impeccablement –comme pour faire mieux ressortir, s'il
en était besoin, l'extravagance des coiffures de La Brisa, qui l'appelle
« mon frère » !
Pedro.
avril 2004
Son premier
CD, "Soothe Me", est sorti récemment !
Les titres de son CD :
1. Glad to Be Unhappy
2. Melancholy Lullaby
3. I Hear Music
4. Soothe Me
5. Black Coffee
6.Azure Interlude
7.Gloomy Sunday
8. Wrap Your Troubles in Dreams
9. Oh You Crazy Moon
10. I Get Along Without You Very Well
11. It's Like Reaching for the Moon
12. So Tired
13. Jim
Recorded live, may 2002 © Brisa Roché
Vous pouvez le commander à l'adresse suivante
:
M O N D I S C SARL 26 Ter, Rue Nicolai - 75012 Paris.
Au prix de 22 euros (frais d'envoi compris).
Chèque à libeller à l'ordre de Brisa Roché.
Vous pouvez aussi vous le procurer sur les lieux de ses
concerts.
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